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Oasis et ksours

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Des palmiers, un oued, une ville... L’oasis. Dans toute oasis, certaines images se retrouvent et, d’un bout à l’autre du Nord Sahara, se déroulent pratiquement les mêmes scènes et types. Et pourtant il n’y a pas deux oasis semblables. Non seulement le décor – montagnes, dunes ou gorges – est propre à chaque site, mais la couleur du sol, l’architecture des maisons, les souvenirs historiques, les procédés d’irrigation, les habitudes économiques, les transformations dues à l’avion, à la route, aux hydrocarbures sont des facteurs contribuant à définir pour chaque oasis une personnalité propre.

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Bou-Saâda

le Sahara possédait des portes, l’une de ses préférées serait à coup sûr Bou-Saâda. Mythique station de tourisme, plus proche oasis d’Alger, cette coquette cité, fondée, dit-on, au XVIe siècle par deux saints venus du Sahara Occidental, est assurément une halte initiatique avant le grand choc du désert. Le prince des orientalistes Nasreddine- Etienne Dinet (1861-1930) ne s’y est pas trompé ; il s’y établit, s’y convertit à l’Islam et y construisit l’essentiel de son œuvre picturale Aujourd’hui chef-lieu de daïra (souspréfecture),l’«oasis du bonheur» s’est agrandie, notamment au sud et à l’est. Mais on pourra y retrouver tous les éléments qui font son charme dantan : sa médina, sa place, ses nombreux artisans, les orfèvres fabriquant le « bou-saâdi », le fameux poignard traditionnel, son marché bi-hebdomadaire bruyant et coloré, ses mosquées… Et, surtout, le long de l’oued qui alimente la ville, le ksar ancestral et l’oasis, magnifique au lever du soleil. Petite curiosité et miracle de fraîcheur, une série de petites cascades en amont de l’oued et les vestiges de bâtisses coloniales rappellent l’existence passée du moulin Ferrero, dont le nom est resté gravé dans les mémoires.

Biskra

Située au pied des Aurès, dont elleferme la marche, faisant face au Grand-Sud, la ville de Biskra étonnera le voyageur dès le premier abord. Au lieu des dunes et des paysages de rocaille attendus, ce sont d’immenses étendues verdoyantes qui s’imposent au regard. Palmeraie géante, larges surfaces irriguées, barrages, la ville a, depuis sa fondation au XIe siècle par les Zibans, combattu pour fertiliser ce bout de désert,espoir d’une vie meilleure. Aujour d’hui, avec ses vergers, ses 100 000 palmiers qui produisent la reine des dattes, la Deglet Nour,Biskra est une cité prospère, entre ville moderne et médina préservée.

biskra

On visitera bien sûr le marché et ses artisans ; on profitera de la fraîcheur des nombreux parcs ; on grimpera au Fort Turc pour une vue magnifique sur la  vieille ville et la palmeraie, et l’on dégustera le fruit roi, notamment à l’occasion de la fête de la  datte, qui se tient chaque automne dans la capitale des Zibans. A 17 km au sud, une belle oasis vous donne rendez-vous avec l’histoire.
Sidi Okba doit, en effet, son nom au mythique héros de la conquête arabe du maghreb, Okba Ibn Nafaâ, fondateur de la ville tunisienne de  Kairouan, qui trouva la mort lors de la célèbre bataille à Tehouda, en 684. Une mosquée, plus ancien monument arabe d’Algérie, fut érigée sur son modeste tombeau, encore aujourd’hui lieu de pèlerinage.



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